Le pari d’Aurélie Ripoche n’était pas gagné d’avance. En 2018, quand La Fabrik 3.0 débarque sur la scène française du coworking, le pays compte à peine plus de 700 espaces de travail partagés, soit cinq fois moins qu’aujourd’hui. Les deux-tiers sont situés dans les grandes métropoles, et principalement en région parisienne. Créer un coworking aux Essarts, petite commune vendéenne de 5 600 habitants à mi-chemin entre La Roche-sur-Yon et Nantes, détonne alors dans le paysage. « Quand j’ai démarré, tout le monde me regardait avec des yeux ronds, en me disant que c’était un concept citadin, qui ne fonctionnerait jamais en milieu rural », se souvient Aurélie Ripoche. « Moi, j’étais convaincue du contraire. Le modèle de travailleur indépendant était en plein essor. » Défiant tous les préjugés, et faisant de la période Covid une source d’inspiration pour affiner son modèle d’affaires, la Vendéenne a su rapidement trouver un public, bénéficiant d’une belle médiatisation lors du lancement. Huit ans plus tard, La Fabrik déploie ses ailes sur quatre sites et s’apprête à franchir la Loire à la rentrée.
Le coworking, pour ne plus travailler seule
Imaginée d’abord pour répondre aux besoins d’Aurélie Ripoche, La Fabrik n’était pas forcément vouée à un tel destin. « À l’origine, je voulais juste avoir des collègues », témoigne la dirigeante. Responsable exécutive d…