Une étape scientifique majeure ouvre une nouvelle séquence de financement. Après la réussite de la première implantation in vivo de son cœur artificiel biventriculaire Procor-50 sur un animal, Procope Medicals lance une levée de fonds destinée à accélérer son développement.
Réalisé le 9 juin à l’école Oniris sur une brebis, cet essai marque une avancée importante pour l’entreprise nantaise. Durant plusieurs heures, le dispositif a assuré le remplacement de la fonction cardiaque, tout en maintenant une circulation stable et en restaurant une perfusion normale des organes, dans des conditions proches de celles d’une future implantation humaine. « Le Procor-50 n’a pas seulement fonctionné. Il a remplacé la fonction cardiaque dans des conditions réelles, avec la réactivité attendue d’un dispositif destiné, à terme, à l’implantation humaine », souligne l’entreprise.
Ces résultats constituent une première validation de la fiabilité mécanique et physiologique du Procor-50. Le dispositif se distingue notamment par son alimentation via une batterie implantée rechargeable par induction, sans liaison filaire traversant la peau. En franchissant ce premier jalon préclinique, Procope Medicals ne cherche pas uniquement à démontrer la viabilité de sa technologie. La société entend aussi réduire le risque perçu par les investisseurs.
Après avoir levé près de 3 millions d’euros depuis sa création, la société entre désormais dans une nouvelle phase de financement. Un tour d’amorçage de 500 000 euros est actuellement ouvert pour financer les essais précliniques immédiats. Selon l’entreprise, 270 000 euros sont déjà sécurisés. Les souscriptions restent ouvertes jusqu’au 30 septembre. Cette nouvelle levée s’inscrit dans une stratégie plus large visant à réunir 19 millions d’euros pour conduire les essais précliniques complémentaires et consolider le dossier réglementaire préalable aux premiers essais cliniques chez l’homme. Un enjeu de taille puisque le nombre de cœurs disponibles pour une greffe demeure très inférieur aux besoins.