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La Chaire maritime de Nantes Université en quête de partenaires

Présente au salon Seanergy 2026, la Chaire maritime de Nantes Université entend renforcer sa visibilité auprès des industriels des énergies renouvelables offshore. Un moyen pour elle d'attirer de nouveaux mécènes autour d’un enjeu stratégique : concilier les usages économiques, environnementaux et institutionnels en mer.

Karine Tréguer, directrice de la Fondation Nantes Université.

Karine Tréguer, directrice de la Fondation Nantes Université. FONDATION NANTES UNIVERSITÉ

À l’heure où les énergies renouvelables offshore redessinent les équilibres économiques du littoral atlantique, la Chaire maritime de Nantes Université entend faire entendre sa voix. Les 19 et 20 mai prochains, elle participera à Seanergy 2026, grand rendez-vous français de la filière organisé au Parc des expositions de La Beaujoire à Nantes, avec une ambition claire : séduire de nouveaux partenaires privés et renforcer les coopérations entre recherche, entreprises et institutions.

Installée sur le stand E30, la Chaire maritime veut profiter de la présence des grands acteurs de l’éolien en mer et des énergies marines pour mettre en avant son positionnement singulier. « Seanergy est l’opportunité pour la Chaire maritime de se rendre visible auprès des principaux acteurs du secteur », souligne Karine Tréguer, directrice de la fondation. « Pôle de recherche pluridisciplinaire unique en France sur le partage des usages en mer, la Chaire maritime est accompagnée par la Fondation Nantes Université dans sa recherche de partenaires », ajoute-t-elle.

Portée par Brice Trouillet, également membre du jury de Seanergy 2026, la structure travaille sur l’arbitrage entre les multiples usages de l’espace maritime. Développement de l’éolien offshore, pêche, transport, biodiversité, tourisme ou défense des écosystèmes : la densification des activités en mer impose désormais des mécanismes de concertation plus sophistiqués.

Pour illustrer cette approche, la Chaire maritime proposera plusieurs ateliers immersifs pendant le salon. Parmi eux, « Bazar en mer », un jeu de rôle collaboratif où les participants se glisseront dans la peau de pêcheurs, d’ONG et d’industriels pour négocier l’allocation d’espaces maritimes sur une carte fictive. Autre animation proposée : une escape-box pédagogique pour comprendre les effets cumulatifs des activités humaines en mer, à travers des énigmes à résoudre en équipe.

Au-delà de la médiation scientifique, l’enjeu est aussi économique. En structurant des espaces de dialogue entre chercheurs, entreprises et collectivités, Nantes Université cherche à consolider un modèle de coopération public-privé susceptible d’accompagner les grandes transitions maritimes.

La Fondation Nantes Université revendique déjà 58 entreprises mécènes et 30 projets soutenus en 2025. Un réseau que l’établissement souhaite désormais élargir, dans une région où l’économie maritime et les industries de la transition énergétique occupent une place croissante.


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