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« Expression(s) décoloniale(s) #4 » : quatrième édition de la biennale nantaise qui décolonise nos acquis

Le Musée d’histoire de Nantes accueille jusqu’au 8 novembre la quatrième édition d’« Expression(s) décoloniale(s) ». Une exposition forte qui fait dialoguer les œuvres de la Brésilienne Rosana Paulino et du Sénégalais Omar Victor Diop avec le parcours permanent autour des mémoires de l’esclavage et de l’histoire coloniale.

Oeuvre d'Omar Victor Diop présentée au sein du parcours permanent du château de Nantes pour l'exposition Expression(s) décoloniale(s) #4.

Oeuvre d'Omar Victor Diop présentée au sein du parcours permanent du château de Nantes pour l'exposition Expression(s) décoloniale(s) #4. JULIETTE MICHAUX - IJ

Une exposition pour bousculer nos certitudes. Jusqu’au 8 novembre, le Musée d’histoire de Nantes accueille la quatrième édition d’Expression(s) décoloniale(s). Tous les deux ans, l’événement nantais invite des artistes contemporains à exposer au sein du parcours permanent pour interroger l’histoire coloniale et esclavagiste française.

Cette année, Expression(s) décoloniale(s) #4 instaure le dialogue entre deux artistes qui ont choisi l’incarnation du corps comme témoin des cicatrices de l’histoire de la traite atlantique. D’un côté, l’artiste-plasticienne brésilienne Rosana Paulino, et de l’autre, le photographe sénégalais Omar Victor Diop. L’historienne béninoise Lilly Houngnihin est également invitée pour offrir un éclairage supplémentaire à cette mise en présence.

Omar Victor Diop présente deux séries photographiques. Dans Diaspora, série d’autoportraits anachroniques, le photographe redonne de la visibilité à des personnalités majeures des relations afro-européennes depuis le XVe siècle. Dans la série Liberty, il se met également en scène pour commémorer de grands moments de lutte des populations noires, de la Seconde Guerre mondiale à nos jours.

Rosana Paulino pratique l’ensemble des arts plastiques. Installations, sculptures, photos, etc. lui permettent de questionner la situation des femmes afrodescendantes dans la société brésilienne contemporaine. Elle accorde notamment une place prépondérante à l’exploitation de leur corps comme marqueur de leur héritage et de leur condition.

« Expression(s) décoloniale(s) #4 »

Château des ducs de Bretagne – Musée d’histoire de Nantes

Jusqu’au 8 novembre

chateaunantes.fr