Le futur CHU de Nantes (baptisé hôpital Loire Santé) ne ressemble plus à une addition de grues et de béton. En circulant entre les bâtiments déjà sortis de terre, le regard commence à saisir l’organisation d’ensemble : de longues coursives relient les volumes, les façades alternant verre et matériaux pleins ferment progressivement les structures et les circulations intérieures dessinent ce qui doit devenir, à terme, un véritable quartier hospitalier au cœur de l’île de Nantes.
Mercredi 6 mai, lors d’une visite menée par Laurence Jay-Passot, directrice générale adjointe du CHU, le gigantisme du projet apparaissait déjà pleinement. Les bâtiments, relativement bas, mais très étendus, occupent progressivement le paysage urbain. À l’intérieur, les espaces donnent la mesure du futur équipement : halls traversants, liaisons couvertes, patios, zones techniques et plateaux de soins s’enchaînent selon une logique de continuité pensée pour rapprocher des activités aujourd’hui dispersées sur plusieurs sites.
Présenté par l’établissement comme le plus vaste chantier hospitalier en cours en France, le futur CHU doit regrouper à terme 1 417 lits et 326 places sur près de 230 000 m2 de bâtiments. L’organisation repose sur un principe d’hôpital horizontal, structuré autour d’un plateau médico-technique central et de bâtiments spécialisés reliés entre eux afin de fluidifier les parcours de soins.

Chantier CHU Nantes. ALBERTO RODRIGUEZ PEREZ – IJ