La Fédération française du bâtiment de Loire-Atlantique (FFB 44), présidée par Valérie Desveaux, a organisé le 26 mars, pour la troisième année, une rencontre permettant aux entreprises du secteur de découvrir les opérations des grands maîtres d’ouvrage publics, collectivités et bailleurs sociaux, dont les consultations seront lancées dans les dix-huit mois prochains. Cela représente 130 chantiers pour un montant de travaux estimé à 600 millions d’euros. À elle seule, la Région des Pays de la Loire lancera en Loire-Atlantique, pour les trois ans à venir, 200 millions d’euros de chantiers, notamment pour la construction ou la réhabilitation de lycées. À lui seul le nouveau lycée de Vertou est estimé à 52 millions d’euros. Les entreprises pourront également compter avec les bailleurs sociaux, gros donneurs d’ordre, dont les parcs immobiliers nécessitent des opérations d’entretien, de rénovation et de construction.
« Il s’agit d’inciter les entreprises, qui pensent que les marchés publics ne sont pas pour elles, à venir s’intéresser à ce qui se fait. Parce qu’il n’y a pas que des très gros marchés, il y a aussi des marchés de petite taille accessibles à tous. Il faut démystifier l’accès aux marchés publics. Si les maîtres d’ouvrage publics trouvent leur intérêt dans l’exercice, c’est que parfois, même dans des contextes de crise, ils sont surpris de voir des opérations avec trop peu de réponses », souligne Valérie Desveaux. « Lorsque l’on décide de répondre à un appel d’offres, c’est que l’on a estimé nos chances de remporter celui-ci », précise-t-elle reconnaissant que cela demande beaucoup de travail, mais que les procédures « sont en réalité de plus en plus simples, grâce à la dématérialisation ».
L’option du regroupement
« Auparavant pour répondre à un avis de la Ville de Nantes il fallait remettre l’offre avant la date butoir à midi précise, en se rendant à la Manufacture ou à la mairie centrale, en plusieurs exemplaires papiers. Aujourd’hui, à midi moins cinq, on peut télécharger notre offre et c’est parti. Sur le plan administratif, les choses ont été simplifiées. Mais effectivement, il reste des critères de jugement, de nature technique ou environnementale, qui demandent aux entreprises répondantes de détailler l’organisation de leur chantier pour répondre aux enjeux. Là, c’est beaucoup de temps… », souligne Valérie Desveaux.
La FFB 44 compte près de 700 adhérents, de l’entreprise artisanale aux ETI et majors du bâtiment. « Nous accompagnons les entreprises sur tous ces sujets », rappelle la représentante de la fédération qui incite aussi les entreprises du département à se grouper pour être capables de rivaliser avec des concurrents plus importants. « Mais ce n’est pas un réflexe de la part des entreprises. C’est la raison pour laquelle nous accompagnons les groupements d’entreprises », assure Valérie Desveaux.