Chez elle, le voyage n’a rien d’exceptionnel. Australienne, elle grandit dans une famille où l’on multiplie les déplacements. « Avec mes parents, on prenait l’avion jusqu’à 60 fois par an. » Lorsqu’elle s’installe en Europe, un contraste la frappe immédiatement. Le terrain de jeu est immense, accessible, mais encore peu exploité pour des escapades courtes et spontanées. Cette facilité de circulation, combinée à une offre touristique dense, lui apparaît comme un potentiel largement sous-utilisé.
Sa formation en marketing et relation client lui permet d’identifier instantanément les freins : la complexité, la peur de se tromper et le temps nécessaire à l’organisation. Elle imagine alors un service qui simplifie tout. Inspirée des box beauté par abonnement, elle transpose ce modèle au voyage : un profil, une sélection, une expérience clé en main pensée pour lever les hésitations et déclencher le passage à l’acte.
My Little Trip voit le jour en août 2020, en pleine crise sanitaire. Les déplacements sont limités, mais elle maintient le lien avec ses premiers clients à distance. Jeux en ligne, défis, chasses au trésor. Une manière d’installer une relation avant même de vendre un produit. Lorsque les restrictions se lèvent, la croissance s’emballe. Portée par le bouche-à-oreille puis par des passages télévisés, la start-up s’impose comme une véritable success-story nantaise.
Le principe séduit. L’abonnement mensuel lisse le coût de plusieurs voyages surprises en Europe, transport et hébergement compris, sans dépenses supplémenta…