Couverture du journal du 30/01/2026 Le nouveau magazine

On s’est dit oui, mais il fallait voir la tête de la belle-mère !

Troisième épisode de notre feuilleton sur la croissance externe. Après le miroir et l’audit, cette fois c’est officiel : on signe. Champagne, photos, poignées de main appuyées. Tout le monde sourit. Un peu de fatigue, beaucoup de soulagement. « Ça y est. On y est. » Et, presque toujours, la phrase suivante : « Bon, maintenant, on va enfin pouvoir travailler. »

Cécile Mouillé, 720 conseil et Rokia Bouhafs, avocate, cabinet L’Egale.

De g à d : Cécile Mouillé, 720 conseil et Rokia Bouhafs, avocate, cabinet L’Egale. BENJAMIN LACHENAL - IJ

La signature marque un soulagement. Juridiquement, elle marque surtout un basculement : ce qui était négocié devient applicable, ce qui était théorique devient réel.

Le pacte d’associés cesse d’être un document rassurant pour devenir un mode d’emploi. Les décisions réservées ne sont plus des lignes techniques : elles structurent les arbitrages. L’earn-out, discret pendant les discussions, commence à peser sur les choix.

Quelques semaines après la signature, un dirigeant résume : « Je croyais acheter une entreprise ; j’en ai surtout épousé le mode d’emploi. »

C’est précisément là que les deux regards deviennent indispensables. L’un observe les équilibres humains, les rythmes, les ego. L’autre vérifie que l’architecture tient quand les intérêts divergent.

Gouvernance : le jour où l’on n’est plus tout à fait d’accord

Tant que tout roule, la gouvernance passe inaperçue. Puis survient une décision plus sensible : faut-il investir tout de suite, ou attendre ? Faut-il intégrer totalement…

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