La préparation de la trente-deuxième mouture des Folles Journées s’est déroulée pendant une période de turbulences à la suite de la démission de son fondateur historique. Le festival a pourtant consolidé son ancrage nantais, fidèle à la Cité des congrès. L’essentiel se trouve dans la programmation, pensée comme un parcours géographique et sonore. Le public remonte le Danube, longe les bords de la Moldau, traverse les rives du Mississippi et retrouve la Loire, fil conducteur discret d’une histoire française nourrie par les cours royales et les châteaux de la Renaissance.
Le thème n’est pas décoratif. Il s’incarne d’abord dans les œuvres, de la Moldau de Smetana aux pages viennoises de Strauss. Il traverse aussi les proje…