Couverture du journal du 01/07/2024 Le nouveau magazine

Une ligne robotisée de démantèlement de batteries

À l’occasion de Full Robotics à La Roche-sur-Yon, Proxinnov a présenté son projet « Ligne Pilote 4.0 ».

Proxinnov

Proxinnov construit une ligne robotisée de démantèlement des batteries qui sera opérationnelle en septembre prochain. Photo Florence FALVY

Les filières de réemploi sont actuellement compliquées à mettre en œuvre car elles sont consommatrices de temps humain et complexes. De plus, pour ce qui concerne les batteries, il y a un aspect de dangerosité à prendre en compte (substances nocives, risques d’explosion ou départs de feux). L’enjeu est donc de confier un maximum de tâches à des systèmes automatisés pour permettre de pallier la pénurie de compétences à laquelle la filière est confrontée, mais également d’accélérer le lancement de ces filières de réemploi.


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C’est dans cette optique que le cluster et centre de ressources technologiques en robotique industrielle Proxinnov a dévoilé son projet « Ligne Pilote 4.0 » à l’occasion de l’événement Full Robotics, le 11 juin à La Roche-sur-Yon. Mené sur deux ans en partenariat avec le centre technique Faubourg Numérique (Hauts-de-France) et la start-up Volt’R (Angers) dont l’activité est centrée sur le réemploi, il a pour but de construire une ligne robotique flexible et expérimentale pour du démantèlement de batteries, équipée de cellules de métrologie, d’assemblage et de programmation innovante. Sa mise en service est prévue en septembre prochain. « Cette plateforme sera unique en France ! Nous voulons montrer que c’est possible tout en mettant en valeur des technologies françaises et open source », glisse Jade Le Maître, directrice générale de Proxinnov. Les premières briques de ce projet chiffré à plus de 800 000 euros (soutenu à hauteur de 520 000 euros dans le cadre de France 2030) ont été posées au centre de l’usine pilote de Proxinnov (dotée de 13 cellules robotisées pour des applications de cobotique, palletisation, logistique). Ce démonstrateur qui apportera « une preuve de concept » occupera 200 m2 sur les 1 000 m2 du plateau technique. Charge ensuite aux industriels de déployer la technologie. « À titre d’exemple, Volt’R traite actuellement une tonne de batteries par an. Si la société se robotisait elle pourrait multiplier ce volume par quatre ou cinq », illustre Jade Le Maître.