Couverture du journal du 27/05/2022 Consulter le journal

Un développement fort et rapide pour Ideal Tiny

Entre cabane dans la forêt et mobile home, la tiny house est une petite maison en bois posée sur une remorque, que l’on peut installer dans des endroits variés, au gré de ses envies.

Ideal Tiny

© Ideal Tiny

Lorsqu’il découvre le concept aux États-Unis, à l’été 2019, Denis Lelièvre identifie trois obstacles qui empêchent les établissements d’hôtellerie de plein air d’acquérir ces habitats d’un genre nouveau : prix trop élevé, délais de fabrication trop longs et quantités produites trop peu importantes. Il crée alors Ideal Tiny pour répondre à ces trois problématiques et construit sa première tiny house qu’il implante dans un camping près d’Angers. Et le succès est rapidement au rendez-vous : même les particuliers qui l’essaient commencent à lui passer commande.

Aujourd’hui, les clients de la société se partagent entre des professionnels, principalement l’hôtellerie de plein air (70 %) et les particuliers (30 %) et la fourchette des prix des maisons se situe entre 45 000 et 55 000 €. À travers ses produits, l’entreprise veut valoriser les matériaux bio-sourcés et les circuits courts : « Nous travaillons avec des espèces d’arbres locales comme le Douglas, utilisons un isolant à base de chanvre fabriqué en Vendée ou encore du contreplaqué produit dans les Deux-Sèvres », détaille Denis Lelièvre.

Pour répondre à une demande croissante, Ideal Tiny a déménagé à plusieurs reprises : de 250 m2 à ses débuts à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, la société a ensuite investi en octobre 2020 un espace de 900 m2 aux Sorinières, avant d’arriver en août 2021 au Bignon, où les locaux de 4 000 m2, devenant trop étroits, doivent être augmentés dans les deux ans de 2 500 m2 supplémentaires. Côté effectifs, après l’embauche d’un premier salarié en mars 2020, leur nombre total s’élève aujourd’hui à 48. Et avec un rythme de trois à quatre nouveaux collaborateurs qui arrivent chaque mois, les embauches ne sont pas près de faiblir en 2022. La spécificité du recrutement chez Ideal Tiny ? « Nous misons plus sur le savoir-être que sur le savoir-faire et formons nos collaborateurs en interne », souligne Denis Lelièvre. Avec la crise du Covid, beaucoup d’entre eux sont en effet en reconversion et viennent de milieux très différents : restauration, transport, éducation… L’atelier, qui ne fonctionne pas avec une ligne de production mais comme un « groupement d’artisans », doit produire en 2022 entre 80 et 100 tiny houses. L’entreprise espère également atteindre les 3 M€ de chiffre d’affaires sur l’exercice en cours.