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Qualité de vie au travail, le guide des bonnes pratiques

« La qualité de vie au travail, facteur d’attractivité et de fidélisation ». Tel était le thème du petit-déjeuner éco organisé par le Pays de Saint-Fulgent-les-Essarts, le 13 juin dernier à Chavagnes-en-Paillers. Une quinzaine d’entreprises ont participé à un temps collaboratif afin de découvrir les champs de la QVCT aujourd'hui érigée en priorité dans un contexte de tensions de recrutements. La matinée a été animée par Pierre Grimaud, chargé de mission au sein de l’Aract des Pays de la Loire.

Pierre Grimaud Aract

Pierre Grimaud, chargé de mission à l'Aract Pays de la Loire. Photo Alexandrine Douet - IJ

Pouvez-vous rappeler ce qu’est l’Aract ?

Créée en 1985, l’Aract des Pays de la Loire, l’agence régionale pour l’amélioration des conditions de travail, est l’une des seize unités en région de l’Anact, l’agence nationale administrée par l’État et les partenaires sociaux. Notre vocation est d’accompagner les entreprises de moins de deux cent cinquante salariés de tous secteurs d’activités. Nous abordons un certain nombre de sujets en lien avec la qualité de vie au travail afin de favoriser l’épanouissement des salariés et permettre aux entreprises d’être plus performantes.


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Quelles sont précisément vos missions ?

Nos actions se déclinent autour de trois axes principaux : intervention, création et diffusion au plus grand nombre. Nous partons de cas concrets rencontrés au cours de nos accompagnements pour réaliser un certain nombre de supports : kits, jeux, formations. Nous avons vocation à être « pillés » par les entreprises, les consultants et les partenaires sociaux via notre site internet par exemple. Nous créons en effet une grande quantité de ressources documentaires qui peuvent être utilisées par un maximum de structures.

Pouvez-vous donner des exemples de ressources que vous mettez à la disposition des professionnels ?

Nous proposons notamment des jeux visant à établir un diagnostic et ainsi envisager par la suite des changements ou des aménagements. Nous avons aussi un kit d’accompagnement sur le télétravail, ou encore un document intitulé « Vis mon travail » qui donne l’occasion de mieux connaître la réalité du travail de ses collègues et collaborateurs, leurs contraintes et les compétences requises pour l’exercer. L’objectif est de renforcer la coopération et la communication entre les différentes unités de travail ou au sein d’une même entreprise. Nous proposons également des petits modules de sensibilisation sur des sujets particuliers, tels que l’égalité professionnelle femme homme, le maintien en emploi, etc. En complément, nous organisons des ateliers interentreprises ou des temps collectifs au sein d’une même structure.

Par quoi doit-on commencer pour se lancer dans une démarche de qualité de vie au travail ?

Il faut d’abord se poser les bonnes questions et déterminer les sujets sur lesquels on souhaite travailler en priorité : la rémunération, l’accueil de nouveaux salariés, l’organisation du travail ou encore la santé et la prévention. Et surtout, il est essentiel de se concentrer sur la méthode à suivre. On ne parle pas qualité de vie au travail un vendredi entre 17h et 18h par exemple. Je conseille d’engager une démarche participative avec quatre, cinq, six personnes, voire plus selon la taille de l’entreprise pour voir comment cadrer la démarche en interne, définir la façon dont les équipes vont travailler ensemble. Afin de monter en compétence sur la thématique QVCT, les TPE et PME ont la possibilité de faire appel au dispositif Action’Co. Il s’agit d’un accompagnement collectif sur quatre demi-journées de trois heures, qui est entièrement gratuit pour les entreprises et soutenu financièrement par la Dreets (direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités, NDLR) et la Région Pays de Loire. Parmi les autres solutions figure la PCRH (prestation conseil en ressources humaines) qui est partiellement prise en charge par le ministère du Travail.