Couverture du journal du 30/07/2021 Consulter le journal

La Perle des Dieux revendique son savoir-faire artisanal

La marque haut de gamme du groupe Gendreau veut être mieux connue des consommateurs et faire apprécier son savoir-faire artisanal et la qualité premium de ses sardines.

Sardinière©LaPerleDesDieux

Les sardines sont coupées et emboîtées à la main selon un savoir-faire artisanal ©LaPerleDesDieux

Connue pour ses petites boîtes de sardines décorées chaque année par des artistes peintres locaux, la Perle des Dieux sort de sa réserve toute vendéenne pour revendiquer son savoir-faire artisanal. « Le cœur de notre savoir-faire repose sur la sardine millésimée, travaillée à la main et pêchée à la journée au large de Saint-Gilles-Croix-de-Vie fin juillet, quand elles sont à maturité », indique Julia Gillon, responsable marketing de la Perle des Dieux. Marque haut de gamme de la conserverie Gendreau, dernière conserverie sardinière de Vendée, la Perle des Dieux est souvent confondue avec Trésor des Dieux, l’autre filiale du groupe Gendreau réservée à la grande distribution. Si elles partagent le même outil de production, leurs recettes et leurs réseaux de distribution sont différents. La Perle des Dieux (39 salariés) dispose d’un réseau de boutiques répartis majoritairement autour de sa zone de pêche, sur la côte Atlantique entre l’île de Ré et la Baule. « Ces magasins sont souvent le premier contact des clients, le plus souvent des touristes, avec la marque. Ils nous permettent de créer une relation directe avec les consommateurs. Nous pouvons leur raconter l’histoire de la société, le savoir-faire des hommes et des femmes qui perpétuent une tradition inchangée depuis 1887 et tout le soin que nous apportons à nos produits. »

La sardine millésimée La Perle des Dieux se bonifie avec le temps

Particulièrement riche en oméga 3, la sardine de fin juillet est de meilleure qualité, la chair est fondante et onctueuse, gorgée d’oméga 3, donc meilleure pour la santé. Sitôt débarquée, elle est triée, coupée et emboîtée fraîche à la main après un bain rapide dans de l’huile chaude. La sardine va pouvoir se conserver longtemps et se bonifier au fil des années. Cet ouvrage d’excellence est reconnu par le label Entreprise du Patrimoine Vivant.
Pour accroître sa notoriété, la marque multiplie les ouvertures de points de vente la Perle des Dieux. « Nous ouvrons deux à trois boutiques par an », explique Julia Gillon. L’enseigne a ouvert en avril un nouveau magasin à Saint-Jean-de-Monts et inaugurera prochainement une boutique en plein centre de Bordeaux. « Ce sera un nouveau concept, orienté autour de l’échange et de la convivialité, avec un espace d’épicerie fine et de dégustation », révèle Louis Dunoyer, directeur général de la filiale. La Perle des Dieux est également disponible dans une sélection d’épiceries fines triées sur le volet. Là encore, la marque veut élargir son maillage du territoire pour garder la proximité avec sa clientèle. Avec les restaurateurs, la Perle des Dieux dispose à ce jour d’environ 200 points de vente. « L’enjeu est d’être multicanal pour fidéliser nos consommateurs », argue la responsable marketing. Covid oblige, une partie des ventes s’est reportée sur le site de e-commerce. La société a ainsi pu maintenir ses ventes au niveau 2019, à 5 M€ de chiffre d’affaires.

Retour à la consommation locale et aux produits français

« En 2021, tous nos canaux de vente sont à la hausse. La crise sanitaire a agi comme un accélérateur de prise de conscience des Français sur l’impact du bien manger et entraîne un retour à la consommation locale. » Dans une enquête d’Opinionway pour Max Havelaar publiée en novembre 2020 et citée par le dirigeant, 82% des personnes interrogées affirment privilégier l’achat de produits français, soit 10% de plus qu’en 2019 et 87% vont même jusqu’à préférer les produits proposés par des producteurs locaux, contre 77% un an plus tôt.« Les consommateurs sont de plus en plus exigeants sur la provenance des produits, considérée comme gage de qualité. Nous mettons un point d’honneur à maîtriser tout le cycle de vie de nos produits, de la pêche à la distribution, en pratiquant une pêche locale puis un travail d’emboîtage manuel »,  souligne Louis Dunoyer. Engagée dans une démarche RSE, la marque est en chemin vers le 100% recyclable, supprimant la quasi-totalité de ses emballages plastiques.

Peche ©La_Perle_Des_Dieux

Les sardines sont pêchées entre Saint-Gilles-Croix-de-Vie, L’Ile d’Yeu, Noirmoutier et l’Ile de Ré ©LaPerleDesDieux

Sa maison-mère, le groupe Gendreau s’est associée en 2020 à des mareyeurs à travers le rachat de deux bateaux, récemment remplacés par la construction de deux nouveaux chalutiers qui font leur première saison cet été. « Cette alliance va permettre de continuer à valoriser l’ensemble de l’écosystème de la pêche gillocrucienne. Cette initiative marque notre engagement dans la filière locale, pour une pêche plus responsable et durable, qui favorise un approvisionnement en circuit court. L’implication dans le développement économique du territoire et la pérennisation d’une filière de pêche artisanale et locale sont au cœur de nos priorités », précise Louis Dunoyer.