Couverture du journal du 26/12/2025 Le nouveau magazine

Miroir, mon beau miroir, suis-je vraiment prêt à croître ?

Fantasme pour certains, cauchemar pour d’autres, la croissance externe séduit autant qu’elle effraie. Elle offre des opportunités uniques de développement, mais, derrière ces promesses, une question essentielle se pose : l’entreprise est-elle réellement prête à franchir le cap ?

Rokia Bouhafs et Cécile Mouillé

Rokia Bouhafs et Cécile Mouillé BENJAMIN LACHENAL - IJ

Cet article est le premier d’une série qui croise droit et stratégie pour guider les dirigeants dans leur croissance externe. Il y aura quatre épisodes : se préparer (Miroir, mon beau miroir), vérifier (Quand il y a un doute… il y a un audit !), conclure (On s’est dit oui…) et finalement intégrer (Et ils vécurent heureux… jusqu’à la réunion du lundi).

Un dirigeant quadragénaire affirmait récemment en lançant un sourire mi-fier, mi-inquiet : « J’ai repéré une boîte à reprendre. C’est comme une maison voisine en vente : si je ne saute pas dessus, c’est mon concurrent qui le fera. » « Très bien. Mais as-tu vérifié les fondations de ta propre maison avant de vouloir en acheter une seconde ? » Silence ! Petit raclement de gorge. Changement de sujet vers… la météo.

C’est tout l’enjeu de la croissance externe. Avant de se lancer dans un deal, il faut se regarder dans le miroir. Pas pour flatter son ego, mais pour savoir si votre organisation est prête à encaisser le choc. Car les chiffres sont têtus : 60 à 70 % des acquisitions échouent, faute de préparation. On en a vu passer des dirigeants persuadés d’être « au taquet », alors qu’ils couraient déjà le marathon de la croissance en claquettes-chaussettes.

Sans parler de l’histoire de ce client convaincu d’êt…

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