Couverture du journal du 22/10/2021 Consulter le journal

Les ballons écoresponsables de Rebond

Le projet de ballons de sport écoresponsables Rebond avance.

Les ballons collector du PSG fabriqués à Gétigné.

Lancé en 2017 par les Nantais Simon Mutschler et Louis Guillizzoni, via leur startup SGBall (8 salariés, 1,5M€ de CA), Rebond entend commercialiser des ballons qui seront, à terme, fabriqués en matériaux biosourcés. Les deux amis ont eu une prise de conscience : la volonté de sensibiliser l’univers du sport aux valeurs environnementales. Rebond est entièrement autofinancé via l’investissement des associés, des précommandes et des collaborations avec des clubs. Il y a d’abord eu une collaboration avec le FC Nantes et un ballon produit avec des matériaux déjà existants, « le plus sain possible » explique Simon Mutschler, sans phtalate et avec des encres qui répondent aux normes des jeux et jouets, « ce qui n’est pas le cas des ballons de sport utilisés actuellement ».

Rebond vient de lancer un partenariat avec Max Havelaar pour labelliser « Fair Trade » ses usines dans la région du Pendjab (à cheval entre le Pakistan et l’Inde, terre historique de la fabrication de ballons par son héritage colonial anglais), « rassurer et prouver qu’on ne fait pas n’importe quoi ». Ensuite, Rebond entend « challenger les matériaux utilisés » en utilisant des matériaux recyclés plutôt que du plastique. Ce ballon est prévu pour la fin 2021 afin de « lancer de grandes collaborations en 2022 ». Un partenariat a été conclu avec le PSG pour des ballons collector fabriqués avec des maillots usagés d’anciennes années.

Ces ballons sont fabriqués à Gétigné par l’entreprise Bourgeois&Cie, créée en 1974 et spécialisée dans le travail du cuir et des peaux. Une collaboration est aussi signée pour l’Euro de football pour des ballons de jeux à destination des supporters. Simon Mutschler espère sortir ses ballons en matériaux biosourcés en 2023 avec les fonds des ballons recyclés. Rugbyman, il aimerait toucher également ce sport, « mais le marché fonctionne plus à l’ancienne et on a du mal à y lancer de nouvelles choses ».