Couverture du journal du 17/09/2021 Consulter le journal

L’arbre aux hérons, un outil d’attractivité attendu

Le projet de l’Arbre aux hérons a été présenté à la presse le 9 juillet avec un budget revu à la hausse. Cet outil vu comme un atout majeur d’attractivité par les acteurs économiques devrait s’ouvrir au public en 2027.

Arbres aux hérons

Nantes Métropole lancera à la fin de l’année un marché public d’achat d’œuvre d’art pour l’acquisition de l’Arbre aux hérons de Pierre OREFICE et François DELAROZIÈRE. © Compagnie La Machine

« Un tier, un tiers, un tiers», c’est le leitmotiv du financement de l’Arbre aux hérons dont Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente de la métropole, a dévoilé le budget revu à la hausse : 52,4M€ contre les 35M€ annoncés initialement.

Un tiers du budget d’investissement sera assumé par Nantes Métropole, un tiers par l’État, la Région et le Département et le dernier tiers par les entreprises via le « fonds de dotation Arbre aux hérons et jardin extraordinaire ».

La maire de Nantes s’était entourée de nombreux acteurs du monde économique et du commerce pour présenter le point d’étape du projet dont la genèse remonte à 2007, lors de la présentation de la première branche prototype et de la première maquette de l’Arbre aux Hérons. La création du Fonds de dotation, présidé par Bruno Hug de Larauze, autour de la CCI Nantes St-Nazaire, le Crédit Mutuel de Loire-Atlantique, le Medef 44 et la métropole aura lieu dix ans plus tard.

45 entreprises déjà engagées

Nantes Métropole a déjà engagé 6 M€ dans le mandat précédant sur les 17,5M€ qui lui incombent. Les partenaires publics ont confirmé pour leur part la participation à 11,7M€ et 6M€ ont été collectés auprès des entreprises et particuliers. «Les 45 entreprises déjà engagées sont les entreprises locales et régionales. Nous n’avons pas encore atteint le grand Ouest, le niveau national et international », prévient Bruno Hug de Larauze, qui note : « Beaucoup de gens pensaient que cela ne se ferait pas, le jour où cela se fait les choses changent. Aujourd’hui, c’est crédible, mesuré, réfléchi et ambitieux. Récolter 2M€ d’ici 2027, date de l’ouverture au public de l’Arbre aux hérons ce n’est pas gagné mais cela n’est pas démesuré. Quatre niveaux de mécénat sont mis en place, le héron cendré jusqu’à 50000€, le grand héron, de 50000 à 200000€, le héron Goliath de 200000 à 500000€ et le héron impérial au-delà. Aujourd’hui, il y a du monde dans chacune des catégories.»

Après quatre années d’études techniques, le projet porté par Pierre Orefice et François Delarozière, patrons et créateur des Machines et de l’Éléphant, a été présenté. Il fait 35 mètres de haut pour 55 mètres de diamètre, avec 17 branches sur lesquelles le public pourra se promener, le tout pour une masse totale de 1000 tonnes, principalement d’acier. Le tout portera un bestiaire évolutif.

Les concepteurs annoncent la création de 41 postes en CDI et 22 saisonniers pour réaliser l’Arbre aux hérons, soit un total de 156 CDI et 70 contrats saisonniers pour Les Machines. Aucun coût d’exploitation annuel n’est dévoilé, mais Pierre Orefice et François Delarozière visent 500000 entrées par an.

Un marché public d’achat d’oeuvre d’art

De son côté, Johanna Rolland souligne « la diversité et la qualité des acteurs économiques qui soutiennent le projet. Aucun ne manque à l’appel pour la mobilisation autour de ce projet. »

Pour Yann Trichard, président de la CCI Nantes St-Nazaire, «l’Arbre aux hérons est le nouveau symbole de l’audace créative de notre territoire et un projet dont l’impact économique sera majeur pour l’ensemble de notre tissu économique. C’est également un exemple majeur de travail coopératif avec de nombreux acteurs publics et privés.»

« C’est une formidable opportunité pour le dynamisme économique de notre territoire, de ses commerces et, en premier lieu, le secteur des cafés, hôtels et restaurants », estime pour sa part Catherine Quérard, présidente du GNI grand Ouest. Les associations de commerçants Plein Centre et Unacod soutiennent également le projet.

« L’Arbre aux hérons doit être le symbole du dynamisme de notre métropole nantaise. Nous souhaitons que le conseil métropolitain délibère en fin d’année sur l’acquisition de l’œuvre via un marché public d’achat d’œuvre d’art, nous allons voir cela avec les services juridiques de l’État. Le montant est fixé à 52,4M€ hors taxes, cela représente 46% du budget du mandat de la métropole, c’est un investissement raisonnable», affirme Fabrice Roussel, vice-président de Nantes métropole, maire de la Chapelle-sur-Erdre et président du Voyage à Nantes. » Le marché public d’achat d’œuvre d’art devrait être lancé à la fin de l’année par Nantes Métropole.