Qu’est-ce qu’une flamme olympique et un cargo à voiles ont en commun ? A priori, pas grand-chose. La commande passée à l’Atelier Blam par EDF devait reproduire le mouvement d’une flamme sans brûler de combustible pour les Jeux de Paris 2024. Le Neoliner Origin, conçu par le cabinet d’architecture navale Mauric, transporte depuis bientôt un an des marchandises entre l’Europe et l’Amérique du Nord grâce à sa propulsion vélique.
Si ces projets n’ont à première vue rien à voir, c’est la manière dont ils ont été conçus qui les rapproche. Et c’est précisément le sujet qui était au cœur de la table ronde « Décarbonation & design », le 7 octobre au Salon Industrie Grand Ouest à Nantes. Tous deux ont intégré la décarbonation dès l’origine du projet, avant d’arbitrer entre technologie, performance, coût et usage. « L’idée de départ, c’était de se dire que dans les enjeux de décarbonation, la recherche d’efficacité énergétique n’était pas le seul levier », rappelle l’animatrice Cécile Petident. « Si on pensait bas carbone dès la conception, eh bien, on pourrait aboutir à des projets bien plus avancés. »
Pour EDF, l’objectif est une « no-flamme » capable de reproduire visuellement un feu sans énergie fossile. En 2023, l’Atelier Blam est chargé de passer la technologie à l’échelle. Le brief paraît simple sur le papier : un chaudron de deux mètres de diamètre capable de voler sous un ballon à hélium, utilisant de l’eau, de l’électricité, avec ventilation et lumière.
La réalité ser…