Couverture du journal du 25/09/2020 Consulter le journal

FINTECH : une révolution « indispensable »

« La Fintech au service des entreprises de l’ouest »,tel était le thème des premières rencontres organisées par le réseau NAPF, Place financière du Grand Ouest, avec le soutien de la Région, le 5 novembre, à Nantes.

Benoît Thubert (responsable régional de Portzamparc), Christelle Morançais (présidente de la Région), Philippe Audureau (président de NAPF) et Ludovic de Carcouët (PDG de Digitemis), le 5 novembre, à l’Hôtel de région.

Créé il y a près de trente ans, le réseau NAPF a décidé de passer la vitesse supérieure dans sa promotion de la finance au service des entreprises. C’est en ce sens qu’une convention de partenariat a été signée avec la Région, le 5 novembre, en marge d’un premier événement dédié aux Fintech. Présentée comme « unique en France », cette demi-journée organisée autour de deux temps forts (labos thématiques et rendez-vous d’affaires individuels) a rassemblé une centaine d’entreprises du territoire et dix-sept Fintech françaises « matures », ces start-up qui utilisent les nouvelles technologies pour repenser les services financiers et bancaires.

« Ces rencontres permettent de construire le futur. Les mondes de la finance et de l’entreprise doivent s’apprivoiser et s’approprier les nouvelles technologies, c’est indispensable », plaide Philippe Audureau, président de NAPF. Et Christelle Morançais, présidente de la Région, d’ajouter en écho : « L’innovation est trop souvent réservée aux grands groupes, elle doit être accessible aux PME et aux artisans, mais le chef d’entreprise est souvent seul. La Région veut faciliter les rencontres pour faire prendre conscience des enjeux de la compétitivité de demain. »

Aide à la décision, moyens de paiement, gestion administrative, cybersécurité, financement, épargne salariale et ressources humaines : le rendez-vous a balayé les thèmes concrets d’application de ces Fintech. Patrice Brochard, directeur financier du groupe vendéen Dubreuil, témoigne : « Du traitement des factures aux bons de commande, en passant par la sécurisation des paiements par carte bleue, ces outils révolutionnent la façon de travailler. Ils sont coûteux, certes, mais ne sont achetés qu’une seule fois. Aujourd’hui, les entreprises doivent absolument connaître ces innovations pour améliorer leur productivité. »

Cibersécurité : des progrès à faire

Philippe Audureau vante le bénéfice d’une automatisation de tâches « qui n’ont pas d’intérêt à être faites par l’homme ». Et de rappeler, par exemple, qu’à partir du 1er janvier 2020, les factures devront être numériques, « ce qui n’est pas évident pour un artisan ».

Concernant la sécurisation des données, « un gros travail reste à faire », poursuit le président de NAPF. « Beaucoup d’entreprises croient être protégées mais ne le sont pas. Sans compter celles qui ignorent totalement les risques », observe Ludovic de Carcouët, PDG de Digitemis, une Fintech basée à Rezé.

« Les PME pensent souvent davantage à leur process de production qu’au back office. L’idée de cet événement est de montrer que les Fintech peuvent aussi les aider », conclut Damien­ Forey, directeur de NAPF.