Couverture du journal du 15/10/2021 Consulter le journal

Les ETI ont le vent en poupe en Pays de la Loire

Leur nombre progresse plus vite en Pays de la Loire que sur le territoire national. Les ETI (Entreprises de taille intermédiaire) sont le fer de lance de la conquête de nouveaux marchés pour le territoire.

ETI entreprises

En concentrant 28 % de l’emploi salarié* en Pays de la Loire en 2017, selon une étude de l’Insee rendue publique le 28 juin dernier, les ETI (qui comprennent de 250 à 4999 salariés) tendent à devenir les modèles à suivre pour les entreprises du territoire, et un signe de distinction au niveau national : ce taux d’emploi est de trois points supérieurs à la moyenne française. Un signe de bonne santé d’autant plus manifeste que cette progression s’explique avant tout par la croissance des PME-PMI, conséquence soit d’un développement qui occasionne un changement de catégorie, soit d’une restructuration ou d’un rachat par une ETI déjà existante. Ces données représentent des marqueurs forts de la bonne santé et de la capacité d’innovation des entreprises. « Le développement des ETI est un enjeu pour les territoires, commente l’Insee. Leur taille leur confère plus de souplesse que les grandes entreprises et une meilleure résilience que les PME-PMI. Ainsi, elles disposent d’un potentiel de compétitivité dans la conquête de nouveaux marchés. »

Cette croissance des ETI est due essentiellement aux entreprises françaises, avec une augmentation de 31500 emplois entre 2008 (année de naissance des ETI au sens juridique), les entreprises étrangères, à l’inverse, ayant perdu 7 000 emplois sur la même période.

En Loire-Atlantique, une concentration au bord du fleuve

En pointe, la Vendée. Le département affiche un taux d’emploi de 32 % dans les ETI, le plaçant en tête des intercommunalités régionales et se hisse même en deuxième place sur le podium des départements français dans cette catégorie. En Loire-Atlantique, les ETI sont très concentrées sur certaines communes, majoritairement implantées le long de la Loire. C’est le cas dans la communauté de communes Estuaire et Sillon, Nantes Métropole (41 % des emplois) et la communauté d’agglomération de la région nazairienne et de l’estuaire (30 % des emplois pour ces deux dernières). C’est aussi dans les intercommunalités de Loire-Atlantique et de Vendée que l’emploi progresse le plus, avec par exemple +8700 emplois pour Nantes Métropole entre 2008 et 2017, +1 800 pour Estuaire et Sillon et la communauté d’agglomération de la Roche-sur-Yon. L’emploi industriel, plus qu’ailleurs en France, y est très représenté (40 % des salariés des ETI se situent dans ce secteur, contre 34 % en France métropolitaine), mais c’est le secteur marchand qui, au niveau régional, porte le plus la hausse de l’emploi dans les ETI, avec +23 800.

 

L’export, faiblesse des ETI ligériennes

Une ombre au tableau de ces résultats encourageants, la place de quatrième au palmarès des ETI exportatrices, avec 51 % des ETI mono ou quasi mono-régionales qui exportent, c’est-à-dire moins qu’en France métropolitaine, où ce taux est de 60 %.