Pour la seconde fois depuis sa prise de fonction en janvier 2026, le préfet de la Vendée Éric Freysselinard a convié la presse locale pour balayer les grands sujets d’actualité. Et forcément, le sujet de l’eau s’est invité à la table. Après un été multicaniculaire, de trois degrés supérieur en moyenne à celui de 1976, et une pluviométrie historiquement faible depuis cinq mois, les tensions sur cette ressource demeurent très fortes en ce début d’automne.
« Aujourd’hui, le taux de remplissage des barrages vendéens est de 35,6 %, soit environ dix points de moins que les années précédentes », souligne le représentant de l’État. Placé en vigilance dès le 8 juin, puis en alerte « eau potable » renforcée le 10 juillet, le département a jusqu’ici réussi à éviter la coupure de robinet. Le préfet a notamment salué l’effort des industriels et des artisans, contraints de réduire de 10 % leur consommation d’eau au plus fort de la crise.
Si l’été indien invite encore à la prudence, Éric Freysselinard s’est néanmoins voulu optimiste. Selon lui, la gestion centralisée de l’eau par un syndicat départemental unique, Vendée Eau, est un « avantage », qui facilite l’action et la solidarité entre les territoires grâce à un réseau interconnecté, permettant de transporter l’eau d’un bout à l’autre du département. « La Vendée a plusieurs coups d’avance », a-t-il commenté, faisant notamment référence au programme Jourdain. Ce projet expérimental de réutilisation des eaux usées, du côté des Sables-d’Olonne, est en test depuis 2023. Son unité d’affinage doit permettre à la Vendée de bénéficier de 2 millions de mètres cubes d’eau potable supplémentaires par an à l’horizon 2027-2028. « J’essaie de voir avec Paris comment accélérer le dossier », promet Éric Freysselinard avant d’évoquer les réserves de substitution comme une autre piste de réflexion. « Utiliser de l’eau de pluie évite de trop pomper dans les nappes phréatiques », a-t-il relevé.
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