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[ Dossier automobile ] Avec Marguerite, Sepamat fait fleurir l’autopartage

À la fois écologique et économique, l’autopartage permet une utilisation plus raisonnée de la voiture. À Nantes, Sepamat a été pionnier dans ce nouvel usage avec Marguerite.

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Avec Marguerite, Sepamat fait fleurir l’autopartage © Nantes Auto Partage

Groupe régional et familial disposant d’un parc de 6 500 véhicules, Sepamat (260 collaborateurs, 50 M€ de CA) développe depuis une cinquantaine d’années des solutions de mobilité automobile. Si le cœur de son activité reste la location de véhicules légers, à travers ses marques Europcar en franchise et Loc Eco en propre, la société basée à Orvault est aussi à l’origine de Marguerite en 2008, un service d’autopartage en libre-service à Nantes. L’idée : permettre aux Nantais la location de véhicules à l’heure ou à la journée, pour des déplacements de proximité, 7 j/7 et 24 h/24. Dans la ville, on dénombre 55 stations et plus de 3 000 utilisateurs, dont 40 % de professionnels.

« UN GLISSEMENT ENTRE LA PROPRIÉTÉ ET L’USAGE »

Les mutations des villes, de moins en moins adaptées aux voitures, ont ouvert la voie à de nouvelles pratiques chez les usagers. « Nous avons observé un glissement entre la propriété et l’usage », explique Denis Maure, dirigeant de Sepamat. Aujourd’hui, 65 véhicules (majoritairement des voitures, mais aussi quelques petits utilitaires) sont positionnés sur l’espace public sur des emplacements réservés, loués à la collectivité. « Le service est adapté aux trajets courts : trois heures et 20 km en moyenne et le véhicule revient à son point de départ », précise Denis Maure. Voiture de quartier partagée entre plusieurs utilisateurs, Marguerite est pour les particuliers comme les professionnels « une solution simple à l’usage, économique et pratique par rapport à leurs besoins », détaille le dirigeant. Pour simplifier son usage, l’application mobile permet au client de gérer ses réservations, localiser les véhicules disponibles, ouvrir la voiture et payer avec son smartphone.

UNE TENDANCE À LA HAUSSE

Selon Sepamat, 70 % des utilisateurs de Marguerite ne possèdent plus de véhicule individuel. « Le contexte n’a jamais été aussi favorable qu’aujourd’hui pour le développement de l’autopartage », souligne Denis Maure. L’entreprise, qui implante trois à quatre nouvelles stations chaque année, veut poursuivre le maillage de la métropole et cible particulièrement les professionnels. Pour ces derniers, elle propose d’ailleurs un service d’autopartage dédié afin de rendre efficace l’utilisation des véhicules de service, souvent sous-utilisés. Parallèlement, l’entreprise, en partenariat avec les loueurs Europcar et Loc Eco, veut proposer une solution de mobilité globale : Marguerite pour les trajets de proximité et la location pour les déplacements plus longs, week-ends et vacances.

Si Marguerite a longtemps été seule à Nantes sur le marché de l’autopartage, ce n’est plus le cas depuis la fin d’année dernière avec l’arrivée de Citiz. « Si ce nouvel acteur peut encourager à un usage plus fréquent de l’autopartage, c’est une bonne chose », estime Denis Maure.