L’heure est au changement d’échelle pour les grands projets de décarbonation sur l’estuaire de la Loire. Martin Devyver, secrétaire général de l’Association Décarbonation Loire Estuaire (Adele), souligne l’ampleur des transformations attendues : « La consommation électrique de la zone industrialo-portuaire de Saint-Nazaire et Montoir-de-Bretagne pourrait être multipliée par cinq d’ici à 2040, pour atteindre 1,5 GW contre 300 MW aujourd’hui. » RTE prévoit ainsi 208 millions d’euros d’investissement pour renforcer le réseau.
« Cela permettra à des industriels locaux d’électrifier les usages et à des industries de s’implanter sur le territoire », précise Martin Devyver. D’autres projets sont envisagés : GOCO2 pour le captage et le transport du carbone (1,7 milliard d’euros), Take Kair pour produire de l’e-kérosène aérien (850 millions d’euros), et Green Coast de l’e-méthanol pour le transport maritime (près de 1 milliard d’euros).
Ces projets pourraient créer des débouchés pour les entreprises ligériennes de chaudronnerie, de tuyauterie, de maintenance, d’ingénierie ou de logistique. Mais leur concrétisation dépend encore des décisions d’investissement, des financements et des autorisations. « Il y a beaucoup d’obstacles avant que les sociétés prennent des décisions finales », prévient Martin Devyver.
Le nucléaire, une perspective à préparer
Autre filière porteuse : le nucléaire, qui offre des perspectives sur plusieurs décennies avec la maintenanc…