Projets XXL : de nouveaux marchés en perspective pour les PME ligériennes

Nucléaire, réseau électrique, captage du CO2, carburants de synthèse pour l’aviation et le maritime… Plusieurs milliards d’euros d’investissements sont envisagés dans le Grand Ouest pour décarboner l’industrie. Lors d’une table ronde du Salon Industrie Grand Ouest, organisé à Nantes du 6 au 8 octobre, donneurs d’ordres et acteurs de l’accompagnement ont détaillé les débouchés possibles pour les entreprises régionales. À elles d’anticiper les exigences de ces marchés de long terme.

Martin Devyver, secrétaire général de l’Association Décarbonation Loire Estuaire, s'exprimant lors de la table ronde sur les grands projets décarbonés du territoire, le 8 octobre, au Salon Industrie Grand Ouest.

Martin Devyver, secrétaire général de l’Association Décarbonation Loire Estuaire, s'exprimant lors de la table ronde sur les grands projets décarbonés du territoire, le 8 octobre, au Salon Industrie Grand Ouest. NLP - IJ

L’heure est au changement d’échelle pour les grands projets de décarbonation sur l’estuaire de la Loire. Martin Devyver, secrétaire général de l’Association Décarbonation Loire Estuaire (Adele), souligne l’ampleur des transformations attendues : « La consommation électrique de la zone industrialo-portuaire de Saint-Nazaire et Montoir-de-Bretagne pourrait être multipliée par cinq d’ici à 2040, pour atteindre 1,5 GW contre 300 MW aujourd’hui. » RTE prévoit ainsi 208 millions d’euros d’investissement pour renforcer le réseau.

« Cela permettra à des industriels locaux d’électrifier les usages et à des industries de s’implanter sur le territoire », précise Martin Devyver. D’autres projets sont envisagés : GOCO2 pour le captage et le transport du carbone (1,7 milliard d’euros), Take Kair pour produire de l’e-kérosène aérien (850 millions d’euros), et Green Coast de l’e-méthanol pour le transport maritime (près de 1 milliard d’euros).

Ces projets pourraient créer des débouchés pour les entreprises ligériennes de chaudronnerie, de tuyauterie, de maintenance, d’ingénierie ou de logistique. Mais leur concrétisation dépend encore des décisions d’investissement, des financements et des autorisations. « Il y a beaucoup d’obstacles avant que les sociétés prennent des décisions finales », prévient Martin Devyver.

Le nucléaire, une perspective à préparer

Autre filière porteuse : le nucléaire, qui offre des perspectives sur plusieurs décennies avec la maintenanc…

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