Fin août, le stade Henri-Desgrange est en ébullition. Pour la réception de l’AS Cannes, 6 200 spectateurs garnissent les tribunes. À guichets fermés. Quelque 300 personnes restent sur le carreau, faute de places. « J’étais embêté, mais aussi très ému. En quinze ans, je n’avais jamais vécu une telle situation », confie Christophe Chabot, président du VFC et dirigeant du groupe Akena. Portées par un début de saison triomphal, auréolé de trois victoires, les premières rencontres à domicile attirent les foules, loin des 2 000 spectateurs en moyenne inscrits prudemment au budget. Dans le même temps, près de 900 supporters souscrivent un abonnement. Une première, signe que l’engouement dépasse les soirs de match.
La folie du football serait-elle en train de gagner La Roche-sur-Yon ? Christophe Chabot en est convaincu. « J’ai toujours dit que les Vendéens étaient frustrés de football de haut niveau. Il fallait monter en gamme, développer un jeu sympa. Et les Vendéens répondraient présents. » Une déception nourrie par l’absence d’un club locomotive. Depuis des années, les amateurs de ballon rond regardent ailleurs, vers Le Poiré-sur-Vie, passé par le National, ou Les Herbiers, auteurs d’une épopée jusqu’en finale de Coupe de France en 2018. Plus au nord, la Beaujoire constitue aussi une destination naturelle pour suivre les Canaris. Mais le FC Nantes, relégué en Ligue 2, ne connaît pas un début de championnat flamboyant. Jusque-là tournés vers la cité des ducs, les amateurs vendéens pourraient désormais trouver à La Roche-sur-Yon une nouvelle destination. Christophe Chabot voit déjà arriver des entreprises intéressées par ses offres…