Selon l’Observatoire Amarok, près de 70 % des dirigeants sont aujourd’hui exposés à un risque de burn-out, contre seulement 18 % avant la crise sanitaire, y compris dans des entreprises dont l’activité se maintient. Dans un environnement marqué par les crises successives, la fonction de dirigeant n’a jamais été aussi exposée : multiplication des contraintes, isolement dans la prise de décision, fatigue décisionnelle… Ces facteurs fragilisent durablement leur équilibre. Si la santé mentale est désormais reconnue dans le débat public, érigée en grande cause nationale en 2025 puis reconduite en 2026, peu de dirigeants prennent la parole sur le sujet.
La particularité de la fonction dirigeante réside dans l’accumulation des responsabilités. Économiques, avec la gestion de la trésorerie et des investissements. Humaines, avec la responsabilité des emplois et du climat social. Personnelles enfin, car le patrimoine du dirigeant est souvent directement engagé. Malgré ce constat, la santé mentale reste encore rarement intégrée comme un sujet de gouvernance. Les échanges portent sur la stratégie, la performance ou les risques financiers, mais peu sur la fatigue décisionnelle, la surcharge mentale ou la prévention de l’épuisement.
Pour en débattre, trois invités croiseront leur regard autour du micro de RCF Vendée : Laure Rautureau, dirigeante de Sofareb ; Michel Caillet, président d’Apesa 85 et juge commissaire au tribunal de commerce de La Roche-sur-Yon ; et Christelle Naulleau, coach professionnelle spécialisée dans l’accompagnement des dirigeants (Les voies de l’humain) et co-gérante de la société Naulleau-Grolier à Luçon.

Laure Rautureau, Michel Caillet et Christelle Naulleau. MARIE LAUDOUAR – IJ
La santé mentale de nos dirigeants
« Parlons-en, le mag’éco »
Vendredi 6 février, à 12 h 05 sur RCF Vendée
Rediffusion : samedi 7 février, à 10 h
Disponible ensuite en podcast