Ce grand gaillard de cinquante-sept ans n’a pas ménagé ses efforts pour redonner vie à l’une des rares salines de Kervarin, à Mesquer. Une année entière de travail qui débouche, en 2024, sur une première saison décevante, comme pour l’ensemble des paludiers de la presqu’île guérandaise, le mauvais temps ayant quasiment empêché toute récolte. Mais 2025 lui donne raison. Grâce à une météo plus favorable, Olivier Cussac récolte une tonne et demie de sel ainsi qu’une cinquantaine de kilos de fleur de sel dans chacun de ses quatorze œillets.
Une étape importante est franchie. Olivier Cussac a désormais la confirmation que cette saline datant de la Révolution, qu’il a entièrement restaurée, est capable de produire, même si son environnement est plus boisé qu’ailleurs dans le traict de Mesquer, au nord de Guérande. L’entretien des talus et des étiers (canaux d’approvisionnement en eau de mer) mené depuis plusieurs années par Cap Atlantique dans le cadre de Natura 2000, notamment grâce aux moutons de quelques éleveurs, a permis de préserver les éléments essentiels au bon fonctionnement de la saline et d’éviter un long travail de défrichage.

Olivier Cussac dans sa saline à Mesquer (44) – Photo ERIC CABANAS – IJ
De la montagne à la mer
Dans le milieu des paludiers guérandais, le parcours d’Olivier Cussac, géographe de formation, détonne. « J’ai toujours aimé la nature. Je vivais dans les Alpes, dans la vallée du Grésivaudan, face aux glaciers de la chaîne de Belled…