Couverture du journal du 01/07/2022 Consulter le journal

L’écosystème numérique du littoral en effervescence

L’écosystème numérique du bassin nazairien et de la presqu’île accroît fortement son expansion et multiplie les interactions entre professionnels de la filière implantés sur le territoire.

Matinale numérique

70 acteurs du numérique étaient réunis le 10 juin à Pornichet à l’invitation de Saint-Nazaire agglomération. © IJ

Sur le littoral, la filière du numérique a le vent en poupe et compte bien garder le cap droit vers l’accélération des transformations par le biais du digital. La Matinale du numérique, organisée par Saint-Nazaire agglomération1 a ainsi regroupé près de 70 acteurs du bassin nazairien et de la presqu’île de La Baule-Guérande, au domaine de Ker Juliette (Pornichet) le 10 juin. Objectif de l’opération qui devrait avoir lieu au moins une fois par an : aider les indépendants et les start-up à identifier des partenaires possibles, à accélérer leur activité par l’apport de solutions numériques locales, et, in fine, à faire rayonner le territoire en matière d’économie numérique. Ceci par le biais d’échanges constructifs autour d’études de cas et d’un réseautage actif et convivial. Des ateliers thématiques d’études de cas et de témoignage de dirigeants ont également permis d’apporter retours d’expérience et partages de bonnes pratiques.

INTERNALISATION OU EXTERNALISATION DES COMPÉTENCES ?

À l’instar de Xavier Lassalle, fondateur de Qlara, start-up spécialisée dans la gestion numérique des contrats d’assurance pour entreprises. En toute transparence, le dirigeant a témoigné des hauts et des bas vécus depuis trois ans sur le lancement d’une solution digitale ayant vocation à établir en quelques clics un audit exhaustif des contrats de ses clients ou prospects. « Ma grande question au démarrage du projet était de savoir s’il valait mieux recruter une équipe en interne ou faire appel à un prestataire extérieur. Quand on ne vient pas du monde du numérique, comment phaser un tel projet, comment faire les bons choix entre internalisation ou externalisation, en respectant les plannings, et évitant les effets collatéraux, tant des lignes de code que du fonctionnement en association ? », témoigne l’expert en assurances qui a essuyé les plâtres en année une après avoir investi dans le recrutement d’un CTO (Chief technical officer, directeur technique) en interne.

« Au bout de 14 mois de développement, notre solution digitale n’était toujours pas sortie », confesse le dirigeant qui repart alors à zéro et se tourne vers un consultant externe pour le développement, tout en recrutant une ressource exclusivement opérationnelle en interne. Un mix dans le process qui lui permettra de mettre en ligne sa solution 100 % digitale en quelques mois, tout en effectuant les ajustements au fur et à mesure des problématiques rencontrées. Alexandre Grière, directeur technique chez Digitalusor, et qui accompagne Qlara, complète : « En tant que consultant externe, il faut vraiment travailler en mode agile avec les équipes internes pour gagner en efficacité. La rapidité dans la mise en production et la relation de confiance entre tous est essentielle.»

1.En partenariat avec Com&Médias, La French tech, Page web et le Blue lab

Des ateliers concrets et apprenants

Structuration et exploitation des données informatiques sous intranet, potentiel de Google ads dans la performance digitale d’un business, sécurité informatique, utilisation du No code (outil web permettant de créer une solution numérique sans avoir à coder), impact du prototypage en milieu industriel étaient également au programme sous forme d’ateliers concrets et apprenants donnant des clés aux entrepreneurs présents pour booster leur activité.