Alors que la France tente de trouver un moyen de freiner l’afflux de l’ultra fast-fashion, ce modèle séduit toujours plus de consommateurs. Selon l’Institut français de la mode (IFM), 35 % des sondés ont déclaré avoir acheté, en 2024, un produit de la plateforme numérique Shein, emblème de cette mode à (très) petits prix et qui se caractérise par un renouvellement constant des collections.
Sans surprise, contrairement à la croissance atone du secteur de la mode (0,1 %), celle de l’ultra fast-fashion n’en finit plus de grimper, note l’IFM dans son bilan annuel. Elle représentait, l’an passé, 3 % de part de marché en valeur contre moins de 1 % en 2021. Dans ce contexte, les marques de prêt-à-porter tricolores tentent de suivre la cadence mais certaines sont dans la tourmente. Après Camaïeu, Jennyfer et Kookaï, l’enseigne Naf Naf a elle aussi été emportée cette année par la crise de l’habillement.
14 500 salariés dans la région
Qu’en est-il dans les Pays de la Loire, le berceau historique de la mode où sont apparues les premières usines de chaussures en 1879 ? Aujourd’hui, cette filière représente ici 14 500 salariés, selon les derniers chiffres de l’Observatoire régional des compétences industrielles (Orci). 38 % sont établis dans le Maine-et-Loire, le fief historique de l’industrie de la chaussure. 43 % travaillent dans le secteur de la maroquinerie et du cuir, 22 % dans le textile, 19 % dans l’habillement et 13 % dans l’industrie de la chaussure. 36 établissements emploient à eux seuls plus de la moitié des effectifs. Dans la région, la part de salari…