Couverture du journal du 18/09/2020 Consulter le journal

Immobilier – Transactions : ça monte, ça monte !

La hausse des prix des transactions immobilières ne se cantonne plus à Nantes : elle contamine désormais la première et la deuxième couronnes, dévoilent les notaires.

Jean-Charles Veyrac et Frédérick Duvert Copyright Info.Jud

Dans le cadre de la Semaine nationale de l’immobilier, le président de la Chambre des Notaires de Loire-Atlantique, Frédérick Duvert, a fait un état des lieux du marché immobilier sur la période du 1er juillet 2018 au 30 juin 2019.

Depuis le début de l’année, les prix demeurent orientés à la hausse dans le département : +5,6% pour les appartements anciens et +3,8% pour les maisons. 

L’attractivité de la métropole nantaise ne se dément pas : « la ville de Nantes est un aimant », observe ainsi Frédérick Duvert. En revanche, contrairement aux idées qui circulent parfois, les Franciliens ne sont pas si nombreux sur le territoire : ils représentent 6% des acquéreurs.

Un embourgeoisement de Nantes

La faiblesse des taux d’intérêt encourage les ménages à entrer sur le marché de l’immobilier et compense pour certains la hausse des prix. Mais de nombreux ménages sont aussi écartés du marché nantais. Contraints d’acheter plus loin, ils s’éloignent de leur activité professionnelle et perdent en qualité de vie. Les maisons, surtout, apparaissent de moins en moins accessibles : il faut compter désormais au minimum 500 K€ pour un achat à Nantes. Conséquence : on observe une disparition des classes moyennes au profit des cadres dans certains quartiers.

Autre fait marquant : les communes autour de Nantes subissent petit à petit une augmentation des prix : +5,4% dans la première couronne et +4,9% dans la deuxième. Le ralentissement constaté de l’offre tandis que la demande ne cesse de croître, est particulièrement prégnant dans les communes des couronnes nantaises. Le déséquilibre entre l’offre et la demande continue de s’accentuer. De ces éléments, Jean-Charles Veyrac, vice-président de la Chambre des Notaires de Loire-Atlantique, tire une observation : le marché en deuxième couronne, fondé principalement aujourd’hui sur la construction de logements pavillonnaires, ne serait plus adapté aux besoins. Il faudrait développer davantage de verticalité. Le nouveau Plum (plan local d’urbanisme métropolitain) qui vise à limiter l’étalement urbain devrait permettre cette évolution.

Le littoral, quant à lui, se montre très dynamique, mais pour l’heure les notaires ne constatent pas de rattrapage : « les prix sont inférieurs à ce qu’ils étaient il y a dix ans pour les appartements », souligne Jean-Charles Veyrac.