Au Poiré-sur-Vie (Vendée), l’ancien site de la fonderie Vrignaud résonne au rythme des pelleteuses en ce début d’été. Les derniers vestiges de l’usine tombent les uns après les autres, tournant la page de quarante-cinq années consacrées à la fabrication de quilles de bateaux. Après la démolition, en avril, des deux emblématiques cheminées hautes de 30 mètres, le site entame sa mue, au nord de La Roche-sur-Yon. À la fin de l’année, il réunira l’ensemble des activités d’Alegina, de la réception des coquillages à leur lavage, leur broyage et leur valorisation.
Fondée en 2018 par Thierry Didelon et Philippe Gaboriau, l’entreprise transforme des coquilles d’huîtres recyclées en matériaux bas carbone destinés au bâtiment et à l’aménagement urbain. Son principal marché repose aujourd’hui sur les pavés drainants VivaÔ, qui représentent 95 % de son chiffre d’affaires. Ils répondent aux nouveaux besoins des collectivités en matière de gestion des eaux pluviales, de végétalisation des villes et de lutte contre les îlots de chaleur.

Alegina ALEGINA
Une usine pour changer d’échelle
Cette montée en puissance passe par un investissement de plus de 10 millions d’euros. À lui seul, le chantier de dépollution a mobilisé 2,4 millions d’euros, financés par le Fonds vert, le Fonds friches, la communauté de communes Vie et Boulogne, ainsi que la Banque des Territoires et Initiative Vendée. Le f…