Le sujet le fait vibrer jusqu’au plus profond de son âme. Jean-Michel Mousset est intarissable dès qu’il s’agit de parler de La Grande Vendée. Président du conseil de surveillance des Transports Mousset, c’est un entrepreneur engagé qui saisit chaque occasion de prêcher la bonne parole, avec pour seul objectif, assure-t-il, de promouvoir ce territoire si particulier.
Comment est né le concept de la Grande Vendée et comment le définissez-vous ?
Je suis président du Centre d’échanges et de réflexion pour l’avenir (Cera). Un jour, nous avons reçu Alain Simon, géographe et expert en géopolitique, qui nous a expliqué, que la carte n’est pas le territoire. Ce qu’il veut dire par là, c’est que le territoire se définit d’abord par ses habitants, par des gens qui vivent ensemble parce qu’ils ont des choses en commun. La réalité administrative ou politique arrive dans un second temps.
Cette phrase d’Alain Simon a été un vrai déclic et m’a fait penser à la Vendée qui est bien plus qu’un département. C’est un territoire aux confins de quatre provinces – Bretagne, Anjou, Poitou et Aquitaine – avec des racines communes qui remontent au Moyen Âge, dès le XIXe siècle avec le comté d’Herbauges. Pourtant, la Grande Vendée ne figure sur aucune carte administrative.
Vous évoquez aussi une unité géographique avec des frontières naturelles. Lesquelles ?
Au Nord, la Loire est une frontière naturelle. À l’Est, c’est le granit du Massif armoricain. Au Sud, c’est la Sèvre niortaise et le Bassin aquitain. À l’Ouest, c’est l’océan Atlantique. Mais la géographie n’est pas le principal marqueur d…