Couverture du journal du 27/02/2026 Le nouveau magazine

Les Docs de Noirmoutier, une édition 2026 tournée vers les portraits

Le festival documentaire consacre sa cinquième édition au portrait. Du 3 au 6 avril, films, créations sonores et œuvres visuelles sont à découvrir aux Salorges et au cinéma Le Mimosa.

Les Docs de Noirmoutier se dérouleront du 3 au 6 avril 2026.

Les Docs de Noirmoutier se dérouleront du 3 au 6 avril. PAUL BELLENFANT

Le temps du week-end de Pâques, l’édition 2026 va révéler la singularité des individus à travers des œuvres documentaires, sonores et photographiques. Dans un contexte marqué par la standardisation des récits, la programmation compte mettre en avant des trajectoires personnelles révélatrices d’enjeux sociaux, politiques ou intimes. « Nous ne formons pas une masse informe, mais une multitude d’individualités, de sensibilités, d’histoires précieuses », soulignent les fondateurs Jean-Baptiste Clapeau et Sylvain Maugens. La manifestation s’ouvrira, jeudi 2 avril (pré-festival, NDLR), avec la projection d’État Limite, une plongée dans le quotidien d’un psychiatre hospitalier, en présence du réalisateur Nicolas Peduzzi, parrain de l’édition. Dès le lendemain, le festival investira les Salorges entre courts-métrages, écoute sonore avec Lulu de Yann Paranthoën, portrait d’une femme de ménage à Radio France, et projection d’Yvon de Marie Tavernier, consacré à un ouvrier du nucléaire.

Samedi 4 avril, la programmation croisera œuvres contemporaines et films marquants, de Put Your Soul on Your Hand and Walk, tourné à Gaza, à Orbites de Sarah Seené, exploration sensorielle de la cécité. Dimanche 5 avril, place au film Zetwal de Gilles Elie-Dit-Cosaque, autour d’un rêve spatial. Les séances de l’après-midi interrogeront les identités avec Twilight Ladies et Appelez-moi Madame de Françoise Romand, avant une clôture en présence d’Émilie Brisavoine pour Pauline s’arrache, chronique familiale intime.

Expositions et créations contemporaines

Enfin, le lundi 6 avril prolongera cette édition avec Journal d’une femme nwar de Matthieu Bareyre, Sans adieu de Christophe Agou, immersion dans le monde rural, et Fifi hurle de joie de Mitra Farahani, portrait d’un artiste en exil. Des expositions complètent la programmation, en faisant dialoguer archives du fonds photographique Gausson et créations contemporaines autour de la mémoire, des identités et de la fragilité des images.

Festival Les Docs de Noirmoutier

Du 3 au 6 avril, île de Noirmoutier

Centre culturel Les Salorges et cinéma Le Mimosa

Renseignements et billetterie