Couverture du journal du 15/10/2021 Consulter le journal

Le Ludylab veut devenir le centre d’attraction du bocage vendéen

Fauché en plein élan après deux ans d'exploitation, Le Ludylab rouvre ses portes, bien décidé à faire de Chambretaud la capitale de la "sylicon Vendée".

La volière de drone indoor se déploie sur 900 mètres carrés @Ludylab

Si le Covid l’a contraint à huit mois de fermeture administrative, le Ludylab ne se départit pas de son enthousiasme. Pour sa réouverture, ce living lab rural fourmille de projets et affiche le plein de nouveautés. Sa dirigeante, Claire Mousset est bien décidée à faire de Chambretaud, commune du bocage où il est implanté, « la capitale de la « sylicon Vendée » ». Pied de nez à Paris, une Tour Eiffel de 32 mètres trône au centre de la cour de l’ancienne friche industrielle. « C’est un totem qui vise à faire parler du bocage vendéen et à capter l’attention des touristes qui se rendent au Puy du Fou voisin et des entreprises locales », s’amuse la co-fondatrice. Lancé en 2018, ce concept rapporté du Canada par Jean-Michel Mousset, ancien PDG du groupe de transport de Sainte-Florence et animateur du Cera, mêle lieu d’animation, d’apprentissage autour des nouvelles technologies, fablab et lieu de séminaires professionnels. Il propose des loisirs à la carte pour les particuliers et les professionnels, des salles de travail en groupe et des événements ouverts à tout public sur des thématiques liées à l’innovation et aux fondements de l’entreprise de demain. Le Ludylab organise le 19 juin une journée baptisée « Exploratoryum » avec tables-rondes et grands témoins (Hervé Fillaud, Les Engagés et Marc de la Villardière) sur la quête de sens, cloturé par un défilé de robes haute couture faites de déchets.

EYFFELA LUDYTEAM

L’équipe du Ludylab devant la Tour Eiffel de 32m @Ludylab

Le Ludylab dispose d’une volière de 900 m2 pour faire voler des drones

Le modèle économique est basé sur la recette des activités : pilotage de drones indoor, mais aussi délivrance du brevet de pilote, initiation à la prise de vue aérienne et séances d’immersion en 3D dans une vingtaine d’escape games en réalité augmentée, en partenariat notamment avec Ubisoft. S’y ajoute la location des salles de séminaire. Pour son premier exercice complet en 2019, le Ludylab – dont l’aménagement à coûté 1 M€ en 2018 – a réalisé un chiffre d’affaires de 400 000€. Sa clientèle se compose à 60% d’entreprises et à 40% de particuliers. Son attrait majeur : une volière de 900 mètres carrés où l’on peut apprendre à piloter toutes sortes de drones et participer à un escape game faisant appel à un drone.
Si la fermeture administrative n’a pas permis d’atteindre l’équilibre, escompté en 2020, elle a eu le mérite de donner aux associés le temps d’effectuer quelques changements. À commencer par le conseil administration qui s’est resserré avec le départ de deux associés sur les quatre à la création. Le Ludylab a renforcé ses effectifs salariés passés à 7 (en comptant Claire Mousset) et limite l’intervention de prestataires extérieurs pour gérer les animations. Les plages horaires ont été élargies pour coller avec l’activité des écoles, du public et des entreprises. Les activités sont désormais ouvertes tous les jours de la semaine et des renforts saisonniers sont prévus pour l’été. Les travaux d’aménagement se sont poursuivis, à l’extérieur et à l’intérieur où les espaces dédiés aux escape games ont été réaménagés. Une nouvelle salle de séminaire de 80 places a été ouverte avec possibilité de restauration. Reste à faire venir le public. L’exploratoryum et la Tour Eiffel devraient y contribuer.