À Mortagne-sur-Sèvre, le musée du Mange-Cailloux relance les diamants de Chambretaud, des quartz fumés gemmifères autrefois utilisés en bijouterie. Ces pierres apparaissent naturellement après les labours ou les orages et sont collectées sans extraction. « Ce trésor géologique local, déjà taillé en bijoux artisanaux comme des chatons de bagues ou des parures pour la noblesse vendéenne aux XVIIIe et XIXe siècles, se ramasse à la main, sans mine ni machine, sans impact sur la nature », explique Thierry Charrier, géologue et directeur du musée. Longtemps délaissé, ce patrimoine est remis en valeur, et sur plus de mille spécimens récoltés, seule une faible part est adaptée à la taille.
Une centaine de pierres a déjà été travaillée à partir de blocs bruts. Le projet associe un lapidaire, une bijoutière choletaise et des structures de formation, pour des bijoux réalisés en séries limitées. « Il ne s’agit pas de produire en masse, mais de proposer des pièces rares, identitaires, destinées à un public sensible au patrimoine, à l’artisanat local et aux valeurs environnementales », précise le directeur du musée.

Les diamants de Chambretaud. MUSEE DU MANGE-CAILLOUX
Les premières créations seront présentées lors du festival du Mange-Cailloux, les 6 et 7 juin. Pour la nouvelle saison, commencée le 1er avril, le musée propose un parcours pédagogique consacré aux minéraux, avec environ 2 000 pièces issues du monde entier et du département, dont une reproduction de la plus grosse pépite d’or et une sélection de minéraux aux formes de paysages ou d’animaux.
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