Couverture du journal du 27/02/2026 Le nouveau magazine

Le « France Libre », futur vaisseau amiral de la puissance navale et industrielle française

En baptisant le futur porte-avions nouvelle génération (PA-NG) France Libre le 18 mars 2026 sur le site Naval Group de Nantes-Indret, Emmanuel Macron a donné une portée historique à un projet à 10 milliards d’euros. Au-delà du symbole, c'est un chantier industriel hors norme appelé à mobiliser près de 800 entreprises et structurer la filière navale française.

Emmanuel Macron chez Naval Group pour le lancement officiel du chantier du porte-avions nouvelle génération baptisé le France libre.

Emmanuel Macron, lors du lancement en réalisation du PA-NG baptisé "France Libre", le 18 mars 2026, à Nantes-Indret. NICOLAS LE PORT - IJ

Il lui fallait un nom et Emmanuel Macron a opté pour une appellation chargée d’histoire. France Libre inscrit d’emblée le futur porte-avions nouvelle génération (PA-NG) dans une filiation gaullienne et une vision assumée de puissance dissuasive. « Ce nom scelle pour l’avenir un serment. Pour rester libres, il nous faut être craints », a affirmé le chef de l’État, le 18 mars 2026, sur le site Naval Group de Nantes-Indret. Derrière la portée symbolique, cette séquence marque surtout une étape décisive : le lancement en réalisation du successeur du Charles-de-Gaulle. « Ici même, aujourd’hui, il prend désormais corps », a insisté Emmanuel Macron, évoquant les premières pièces déjà en fabrication.

Si ce programme incarne selon lui un investissement industriel structurant pour plusieurs décennies, le France Libre ne se contente pas de remplacer le Charles-de-Gaulle : il change clairement de dimension et « incarne le futur du combat naval et la souveraineté française », résume la direction de Naval Group. Long de 310 m pour 90 de large et pesant 78 000 tonnes (quasiment deux fois plus que son prédécesseur), il pourra embarquer jusqu’à 2 000 marins et un groupe aérien d’une quarantaine d’avions de combat, de surveillance, d’hélicoptères et de drones. Son pont d’envol de 17 000 m2 offrira une capacité d’emport accrue de 40 % par rapport à son prédécesseur, permettant une intensité opérationnelle inédite. Le capitaine de vaisseau Sébastien Martinot a d’ailleurs insisté sur la rupture opérationnelle que r…

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