Il lui fallait un nom et Emmanuel Macron a opté pour une appellation chargée d’histoire. France Libre inscrit d’emblée le futur porte-avions nouvelle génération (PA-NG) dans une filiation gaullienne et une vision assumée de puissance dissuasive. « Ce nom scelle pour l’avenir un serment. Pour rester libres, il nous faut être craints », a affirmé le chef de l’État, le 18 mars 2026, sur le site Naval Group de Nantes-Indret. Derrière la portée symbolique, cette séquence marque surtout une étape décisive : le lancement en réalisation du successeur du Charles-de-Gaulle. « Ici même, aujourd’hui, il prend désormais corps », a insisté Emmanuel Macron, évoquant les premières pièces déjà en fabrication.
Si ce programme incarne selon lui un investissement industriel structurant pour plusieurs décennies, le France Libre ne se contente pas de remplacer le Charles-de-Gaulle : il change clairement de dimension et « incarne le futur du combat naval et la souveraineté française », résume la direction de Naval Group. Long de 310 m pour 90 de large et pesant 78 000 tonnes (quasiment deux fois plus que son prédécesseur), il pourra embarquer jusqu’à 2 000 marins et un groupe aérien d’une quarantaine d’avions de combat, de surveillance, d’hélicoptères et de drones. Son pont d’envol de 17 000 m2 offrira une capacité d’emport accrue de 40 % par rapport à son prédécesseur, permettant une intensité opérationnelle inédite. Le capitaine de vaisseau Sébastien Martinot a d’ailleurs insisté sur la rupture opérationnelle que r…