Ils n’occupent pas le même siège au board mais partagent les mêmes moments de doute. Et quand la tension monte, ils vivent les mêmes nuits blanches. Là où l’imaginaire collectif voit un rapport de force entre fonds d’investissement et fondateurs, la réalité racontée sur la scène nantaise de « Zero to One », l’événement start-up organisé au Palace Icilundi, est bien plus nuancée. Fonds et entrepreneurs évoluent en réalité en interdépendance avec le même stress, le même rapport au temps et à la prise de risque.
« Les fonds ont autant besoin des start-up que les start-up ont besoin des fonds », pose d’emblée Sébastien Le Corfec, cofondateur de West Web Valley, accélérateur de start-up et fonds d’investissement. Un constat qui renverse le cliché d’un capital tout-puissant, détenteur du droit de vie ou de mort sur les jeunes pousses.
Arnaud Laurent, fondateur d’Ovni Capital, fonds d’amorçage spécialisé dans les start-up deeptech, confirme : « Sans entrepreneurs, il n’y a pas de fonds. » Si nombre de sociétés de gestion françaises sont issues de grandes banques, « sur le Venture Capital (capital-risque, NDLR), celles créées from scratch (à partir de zéro, NDLR) par des entrepreneurs peuvent se compter sur les doigts des deux mains ». Une réalité qui s’explique, selon lui, du fait que certains fonds partagent une proximité…