Symbole de la démocratisation du solaire résidentiel « plug and play » en France, Beem Energy traverse une zone nuageuse. Le tribunal de commerce de Nantes a ouvert, le 26 novembre dernier, une procédure de sauvegarde à l’encontre de la start-up fondée en 2019, lui accordant jusqu’à un an pour redresser sa trajectoire.
Rendu public début décembre, le jugement place Beem Energy en phase d’observation, sans cessation de paiements déclarée à ce stade. Une procédure qui doit permettre à la jeune pousse de réorganiser son activité et sa structure financière, tout en poursuivant son exploitation.
Créée à Nantes par Ralph Feghali, Arthur Kenzo et Pierre-Emmanuel Roger, Beem Energy s’est fait connaître avec ses kits photovoltaïques prêts à installer destinés à l’autoconsommation des particuliers. L’offre s’est ensuite enrichie avec des batteries de stockage, une plateforme de gestion de l’énergie, des solutions de flexibilité et des bornes de recharge pour véhicules électriques.
Avec plus de 29 millions d’euros levés depuis sa création, Beem Energy fait partie des jeunes pousses nantaises les plus financées de sa génération. Après l’ouverture d’une filiale en Italie en 2024, l’entreprise revendiquait l’été dernier près de 50 000 foyers équipés. Mais le retournement du marché du solaire résidentiel a brusquement stoppé cette trajectoire.
Dans son communiqué, l’entreprise d’une cinquantaine de salariés évoque un « contexte macro-économique et politique incertain », s’appuyant sur une étude d’Enedis qui évoque un recul de 42 % du marché du solaire résidentiel en un an. Dans l’attente du retour d’une éclaircie sur ce secteur, Beem Energy espère toujours réaliser 500 000 installations à l’horizon 2030.
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