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Un millier de manifestants à Nantes pour dire « stop à l’insécurité »

Un millier de personnes, 900 selon la préfecture, ont défilé samedi-après midi à Nantes pour dire "stop à l’insécurité" après plusieurs faits divers violents dans cette métropole...

Rassemblement à l'appel de l'association S2N qui dénonce l'insécurité à Nantes, le 1er octobre 2022 (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - Damien Meyer)

Un millier de personnes, 900 selon la préfecture, ont défilé samedi-après midi à Nantes pour dire « stop à l’insécurité » après plusieurs faits divers violents dans cette métropole, a constaté une journaliste de l’AFP.

Sous une nuée de parapluies, le cortège, composé de personnes de tout les âges dont certaines connues pour leur engagement à droite, s’est élancé de la place Royale jusqu’aux grilles de la mairie de Nantes aux cris de « Johanna, bouge-toi », en référence à la maire PS de la ville, Johanna Rolland. 

Prévue de longue date, bien avant les derniers faits divers qui ont alimenté la chronique les jours derniers, cette manifestation était organisée par l’association Sécurité Nocturne Nantes (S2N), créée en 2019 par des travailleurs de la nuit (milieu des bars et de la sécurité). 

Anne Serizay, directrice juridique de 46 ans et mère de 4 enfants de 7 à 16 ans, assure que « la vie dans le centre ville de Nantes n’est plus possible ». « Notre voiture s’est déjà fait fracturer deux fois. Je ne laisse pas mes enfants sortir seuls et nous réfléchissons sérieusement à partir », affirme-t-elle.

A ses côtés, Jocelyne Laurant, retraitée de 73 ans, raconte « ne plus porter de bijoux et cacher son sac à main sous son manteau » quand elle se déplace en ville, par peur des agressions.

« Je me suis déjà fait agresser deux fois, dont une fois avec un couteau pour prendre ma doudoune à la sortie d’un bar », déclare pour sa part Charles Guemas, responsable de l’UNI (Union nationale inter-universitaire). « L’insécurité est une grande préoccupation chez les étudiants », ajoute cet étudiant en histoire.

Isaure et Claire-Victoire, étudiantes en médecine, dénoncent quant à elles « le harcèlement de rue permanent » et « la crainte de subir une agression » quand elles rentrent seules chez elles.

« Il ne se passe par un soir sans une agression », a déclaré à l’AFP Guillaume, co-président de S2N, employé dans un bar, qui ne souhaite pas donner son nom. « Nous souhaitons que Nantes retrouve son bon vivre en mettant plus de police de jour comme de nuit et plus de caméras », a-t-il ajouté.

Johanna Rolland doit rencontrer mardi le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. L’élue a annoncé dans un communiqué vouloir demander « une force mobile pérenne de 80 agents » supplémentaires et « une présence policière continue sur l’hyper centre-ville de 18 heures à 6 heures du matin ».

cor-mcl/cbn  

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