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Plus de 150 élevages touchés par la grippe aviaire en France

L'épizootie de grippe aviaire enfle en France et a désormais atteint 151 élevages, dont les deux tiers dans le coeur du pays du foie gras, dans les Landes, où la...

L'épizootie de grippe aviaire enfle en France et a désormais atteint 151 élevages, dont les deux tiers dans les Landes (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - GEORGES GOBET)

L’épizootie de grippe aviaire enfle en France et a désormais atteint 151 élevages, dont les deux tiers dans le coeur du pays du foie gras, dans les Landes, où la forte concentration d’élevages favorise la propagation.

Un élevage de canards dans les Landes en décembre 2020 (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse – GAIZKA IROZ)

La progression est fulgurante: en seulement 24 heures, 21 nouveaux élevages ont été touchés par l’influenza aviaire hautement pathogène, dite grippe aviaire.

« Le virus est actif et circule. Les Landes sont particulièrement touchées du fait de la concentration des élevages dans ce département », a-t-on expliqué au ministère de l’Agriculture, tout en se voulant rassurant: « nous avons aujourd’hui trois fois moins d’élevages touchés que l’an dernier à la même date ».

En 2021, la crise – la troisième depuis 2015 – avait fini par être enrayée au prix de l’abattage, souvent préventif, de plus de 3,5 millions de volailles, essentiellement des palmipèdes et très majoritairement dans le Sud-Ouest.

Dans le détail, sur les 151 élevages infectés en France, 94 se trouvent dans les Landes, 28 dans les Pyrénées-Atlantiques, 16 dans le Gers, huit dans le Nord, deux en Vendée et dans les Hautes-Pyrénées et un dans le Lot-et-Garonne. 

Outre les contaminations d’élevages, 21 cas ont été détectés en faune sauvage et cinq basses-cours ont été touchées.

Fin décembre, la grippe aviaire avait déjà entraîné l’abattage d’environ 650.000 volailles en un mois. Le bilan au 13 janvier pour les abattages de canards, oies et autres volailles n’était pas encore connu.

La France compte autour de 20.000 élevages de volailles élevées pour la viande, les oeufs ou le foie gras.

– « Quatrième crise en six ans » –

Le virus a été identifié une première fois en élevage le 26 novembre au sein d’une exploitation de la commune de Warhem (Nord) où 160.000 poules pondeuses étaient élevées toute l’année en bâtiment.

Le 16 décembre, il arrivait dans le Sud-Ouest: un premier foyer de type H5N1 était confirmé dans un élevage de canards prêts à gaver de la commune de Manciet, dans le Gers. Les animaux des foyers atteints sont systématiquement abattus.

Pour réduire les risques de contamination, les autorités sanitaires ont demandé dès début novembre à tous les producteurs plein air et bio de confiner leurs volailles afin d’éviter les contacts avec les oiseaux migrateurs potentiellement porteurs du virus. Mais les premiers cas ont été détectés dans des élevages conventionnels, en bâtiment, ravivant la colère des syndicats agricoles Confédération paysanne et Modef qui dénoncent l’obligation de claustration.

Depuis, l’épizootie s’étend et les critiques se font acerbes.

« Sommes-nous aux portes d’un nouveau dépeuplement massif du sud-ouest? », s’interrogent la Confédération paysanne et le Modef, constatant que « la claustration, mesure phare du gouvernement », soutenue par le syndicat majoritaire et les plus grands acteurs de la filière, « n’a donc pas su nous éviter une quatrième crise en six ans ».

« Il n’y a qu’une seule voie possible pour arrêter ce cycle infernal (…): il est indispensable de baisser les densités extrêmes de certains territoires en volailles », plaident-ils dans un communiqué commun, appelant à « mettre fin au fonctionnement segmenté des filières volailles (différents lieux de ponte, élevage, gavage et abattage, ndlr) qui disséminent les virus par le transport d’animaux vivants, de produits ou des flux soutenus d’intervenants ».

Dès le premier cas en élevage, la France avait perdu son statut « indemne » d’influenza aviaire qu’elle venait de retrouver le 2 septembre.

Des marchés se sont alors automatiquement fermés (Afrique du Sud, Chine, Corée, Cuba, Madagascar, Philippines…), entravant par exemple la commercialisation des poussins et canetons d’un jour ou des parties des animaux non consommées en France, comme les pattes et langues de canard ou les crêtes de coq.

La France n’est pas seule touchée, en cette période de migration des oiseaux de la Baltique vers les zones tempérées du sud: vingt-neuf pays sont aujourd’hui touchés sur l’ensemble du continent européen qui recense près de 400 foyers en élevage et 700 cas dans la faune sauvage, selon le dernier bilan du ministère de l’Agriculture.

sb/ico/eb

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